Lancés fin des années 90, les cybermarchés avaient pour ambition de révolutionner la façon dont nous faisions nos courses. Pourquoi perdre du temps à se rendre au supermarché, attendre en caisse, porter ses courses alors que l’on pourrait tout faire depuis son ordinateur?

Sur le papier, l’idée semblait bonne: les grandes enseignes de la distribution ont toutes ouvert leur cybermarché (proposant entre 4.000 et 10.000 références, soit l’équivalent d’un petit supermarché):

10 ans après le lancement de ces cybermarchés, il est temps de faire un bilan des performances des principales enseignes internet. Quel est le chiffre d’affaires d’un cybermarché français? Quelle est la croissance de ce secteur économique? Les cybermarchés sont-ils rentables, ou font-ils des pertes?

Je vous propose dans cet article trois chiffres étonnants sur les cybermarchés français.  Les trois enseignes étudiés dans cette analyse sont Ooshop, Auchan Direct et Houra. Coursengo et Telemarket ont été écartés de l’analyse (les raisons de ce choix sont détaillées en fin d’article).

1- Auchan Direct ne réalise que 45% du chiffre d’affaires d’un seul hypermarché Auchan (515 hypermarchés dans le monde)

Alors que Cdiscount, Pixmania et Rue du Commerce réalisent plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires par an (cf. Performance: Cdiscount vs. Pixmania vs. Rue du Commerce), aucun cybermarché de notre panel ne dépasse les 100 millions d’euros en 2008.

A titre d’exemple, Auchan Direct a réalisé en 2008 moins de 90 millions d’euros, alors qu’un hypermarché moyen Auchan en réalise près de 200. Auchan comptant 515 hypermarchés dans le monde, l’activité internet semble être de l’ordre du symbolique pour le groupe français.

Chiffres d’affaires des cybermarchés entre 2001 et 2008, en millions d’euros

2- Houra, groupe Cora, croit deux à trois moins vite que le e-commerce

Depuis 2005, le e-commerce français connait une croissance vigoureuse comprise entre 30 et 60% par an. Alors que de plus en plus de français passent à l’achat en ligne et que le panier moyen augmente, il est intéressant de comparer la croissance du e-commerce avec celle des cybermarchés.

Chaque année depuis 2005, les trois enseignes internet de notre panel ont cru moins vite que le e-commerce. A titre d’exemple, Houra a cru de 7% en 2008 alors que le e-commerce a cru de 29%. Les cybermarchés semblent donc moins attractifs que les autres branches du e-commerce.

Croissance des cybermarchés entre 2001 et 2008

3- Oooshop, groupe Carrefour, perd 10 à 20 millions d’euros par an depuis 10 ans

A défaut de réaliser un chiffre d’affaires aussi élevé qu’un hypermarché local ou de croître aussi vite que le e-commerce, les cybermarchés sont-ils rentables? Non! Les trois cybermarchés étudiés dans cet article accumulent des pertes financières chaque année depuis 2001, mis à part un sursaut en 2007 pour Houra et en 2006 et 2007 pour Auchan Direct, avant de rechuter en 2008.

Les pertes les plus lourdes sont du côté d’Ooshop, groupe Carrefour, qui affiche un résultat compris entre -10 et -20 millions d’euros par an depuis 2001. Besoin de main d’oeuvre plus important que dans un hyper traditionnel, logistique de livraison lourde, il semble que les cybermarchés aient du mal à trouver leur équilibre.

Résultats nets de trois cybermarchés entre 2001 et 2008, en millions d’euros

Résultats nets des cybermarchés entre 2001 et 2008, en millions d’euros

Pour conclure

  • Alors qu’ils ont une vocation nationale, Houra, Auchan Direct et Ooshop ne pèsent qu’une fraction d’un hypermarché local de leurs groupes d’appartenance.
  • Alors qu’ils sont sur un secteur en très forte croissance, les cybermarchés ne semblent pas bénéficier de la dynamique des autres secteurs du e-commerce.
  • Après dix ans d’existence, les grandes enseignes réalisent encore des pertes, avec quelques embellies pour Houra et Auchandirect.

Problème de structure de couts? Discordance avec les attentes des consommateurs? Les grands cybermarchés s’acheminent vers la rentabilité financière, mais sont loin de représenter une alternative crédible à notre modèle actuel de consommation de produits alimentaires.

Notes

  • Le chiffre d’affaires d’Auchan Direct en 2007 étant introuvable, celui présenté est une estimation
  • Les comptes sociaux de Telemarket n’étant pas disponibles depuis 2003, cette société a été écartée de notre analyse.
  • Contrairement aux autres cybermarchés, Coursengo semble transférer ses commandes aux supermarchés du réseau Leaderprice. Les comptes sociaux de la société Le Webmarchand, qui édite Coursengo.com, ne reflétan pas l’activité du cybermarché, cette enseigne a été écartée de l’analyse.

Sources

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17 Comments

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  1. Aurel says:

    Merci pour l’article, je me posais depuis quelques temps la question et surtout pourquoi ils ne passaient pas à la vitesse supérieure?
    En effet, j’ai du mal à comprendre comment d’autres sites internet, avec ou sans magasins ou boutiques physiques arrivent à trouver pleinement une cible et un modèle en véritable complément de leur réseau physique (ex : Sephora?).
    Pourquoi ces acteurs ne s’appuient pas sur leur réseau de distribution et de magasins pour enfin proposer à grande échelle (par exemple dans un rayon de X km pour limiter la cannibalisation de la livraison).
    Aujourd’hui comme depuis 8 ans, en province, pas vraiment d’offre possible, ou lorsqu’elle existe attractive…
    Comment Natoora (je ne sais pas si rentable) peut proposer des produits alimentaires livrables dans toute la france ? c’est la seule alternative même si les prix peuvent être prohibitfs…
    Je pense enfin que celui qui arrêtera peut-être de raisonner comme si le canal internet était un n-ième magasin physique, ou qui peut cannibaliser son réseau physique et qui élargira la possibilité de commander dans une grande partie de la france pourra enfin envisager un CA a plus de 2 chiffres (en millions d’euros)…
    Aujourd’hui j’ai plutôt l’impression que le raisonnement est le serpent qui se mord la queue : pas rentable, donc pas d’élargissement de la zone de livraison ou du nombre de références.
    Pourtant, je pense sincèrement que les consommateurs de ce type de service sont prêts à faire des sacrifices en terme de prix (livraison, offre plus réduite,..) aux vues du gain de temps qu’ils peuvent faire sur un acte régulier qu’ils trouvent rébarbatif et consommateur de temps de loisirs…

    Quid de Leclerc avec son leclerc drive ? rentable ? progression ? (peu de communication mais alternative crédible pour ceux qui n’aiment pas faire leur courses et font des achats récurrents)

  2. Xorax says:

    En même temps vu le prix pratiqué sur chacune de ses plateformes, c’est un peu normal qu’on achète pas sur le net à 20% plus cher en moyenne sans les fdp, ce qu’on trouve à 2 pas de chez nous…
    Et des exemples j’en ai si vous doutez, et puis merde je ferais un article :D

  3. Jean-Nicolas Reyt says:

    Bonjour,
    Je vous crois même si les chiffres affichés étaient plus proches de 10-15%. C’est sans doutes dû à un besoin de main d’oeuvre plus élevé que dans le commerce traditionnel.
    Si vous écrivez un article à ce propos, pensez à mettre le lien dans les commentaires de cet article afin que les lecteurs de cet article puissent en profiter.
    Bonne soirée.

  4. Sam says:

    Pour compléter l’article, il me semble important de prendre en compte le concept de Chronodrive (groupe Auchan) qui permet de faire ses courses sur le net mais de les retirer dans un “drive” (tu ouvres ton coffre et on te les dépose à l’intérieur). Au vu de la participé,l’essayer c’est l’adopter.
    Chronodrive a démarré dans la région lilloise et à un grand succès depuis.
    Ce concept me semble être beaucoup plus massmarket que la livraison, d’autant que des auchandrive s’ouvrent aussi à côté des hypers

  5. Jean-Nicolas Reyt says:

    Merci pour ce commentaire. Je consacrerai un prochain article à Chronodrive, qui semble une initiative intéressante.
    Bonne soirée!

  6. Jean-Nicolas Reyt says:

    @Aurel – Merci pour votre commentaire. Pour aller plus loin, le PDG d’Ooshop a rejoint en 2008 Telemarket en justifiant son choix justement par une recherche d’indépendance. Selon lui, “Manœuvrer à son aise est plus difficile au sein d’un gros paquebot, où il faut toujours prendre soin de ne pas gêner une autre business unit – les hypermarchés, supermarchés, les proxi etc. ” Vous pouvez trouver l’article en question ici: http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/interview/mon-objectif-est-de-faire-de-telemarket-le-numero-1.shtml
    Bonne soirée!

  7. Aurel says:

    @Jean-Nicolas Reyt – merci pour le lien de complément, toujours intéressant ! :) Pour mon premier commentaire j’aurais du me relire, quelques fautes et une phrase non terminée :(
    Il serait en effet intéressant de trouver un article, comme le suggère Sam, sur les alternatives au e-commerce+livraison que les acteurs “testent” comme ChronoDrive ou Leclerc Drive (que je citais dans mon premier commentaire). Ils ont l’air plutôt discret sur la communication et sur la mise en avant de leur service et pourtant ceux qui l’essaient ont l’air de l’adopter… un gain de temps considérable pour des achats récurrents et ils s’accommodent très bien de ne pas y trouver toutes les références (cf les efforts que sont prêts à faire les consommateurs pour faire leurs courses en ligne). Mais j’ai peur que cette solution enterre définitivement la possibilité de faire ses courses sur internet et de se les faire livrer, en faisant le raccourci : moins d’investissement et plus rentable que le e-commerce. Il y a toujours pour le moment et il y aura toujours un gros vide pour faire ses courses en ligne et se les faire livrer en France tant que les mentalités (cf article de Journal du Net auquel vous renvoyez) des distributeurs n’auront pas changé sur le sujet, et certaines problématiques réglées (surgelés). Pour les produits frais, le chronopost international en bac réfrigéré permet déjà de faire de la livraison 24h pour des produits devant se conserver entre 0 et 4°c .
    Pour trouver une alternative, il faudrait même coupler les deux offres :
    - Je peux recevoir tous mes produits (hors surgelés et produits frais) en livraison directement chez moi
    - Pour le reste de ma commande, je conviens d’un jour et heure pour le retirer au Drive de mon distributeur
    => je peux tout commander sur le site en 1 seule fois, je suis content. Et le distributeur s’affranchit de l’acquisition d’une flotte de véhicules pour la livraison

    Wait & see mais j’ai peur que vous puissiez faire le même article d’ici 5 ans :( sauf bouleversement majeur…

  8. Capitaine Commerce says:

    Il semble que Chronodrive soit plutot bien parti. Le concept est testé depuis au moins 3 ans sur la région lilloise et a fait ses preuves. Je ne sais pas quel est le CA d’un Chronodrive par rapport à un magasin. Toujours est-il que les Mulliez aient décidé d’étendre le concept à toute la France. Si vous cherchez un peu, vous verrez que de nombreuses ouvertures sont prévues (http://www.google.fr/search?q=chronodrive&hl=fr&tbo=1&tbs=qdr:d&start=0&sa=N)

  9. Jean-Nicolas Reyt says:

    @Capitaine Commerce – Bonjour et merci pour votre commentaire. Je vais me pencher sur Chronodrive dans les prochains jours pour voir ce qu’il en est. Pensez à me suivre sur Twitter pour être mis au courant de la publication de cet article!

  10. Nico P. says:

    Merci pour cet article

    Comme le suggère certains des commentaires, je rejoins le fait qu’il faut regarder l’image complète de ces acteurs.
    Chronodrive est cité, pour info (ou mémoire) il s’agit là d’une démarche du groupe Mulliez. Par ailleurs, Auchan (groupe Mulliez) développe et multiplie de plus en plus le concept de Buy on line Pick up in store avec Auchandrive

    Pour ma part, je reste convaincu que les pur sites de vente en ligne (tel Ooshop, aunchadirect) des grands de la distribution ne pourront décoller sans faire évoluer l’expérience client. C’est en démultipliant les synergies intercanaux que la distribution pourra tirer opportunité du Web
    D’ailleurs Leclerc, Casino, Intermarché ont tous attendu début des années 2000 avant de lancer leur site électronique, et aujourd’hui les concepts localisés de courses à domicile et retrait en magasin se démultiplient dans toutes les agglomérations françaises

    Amicalement
    Nicolas

  11. Christophe says:

    En Belgique, un cas intéressant est celui des magasins Colruyt qui font un bon chiffre avec leur concept “Collect & Go” (+/- ChronoDrive) : http://goo.gl/jWo4

  12. Damien Cuvillier says:

    Bonjour

    Je suis d’accord globalement avec les autres commentaires. Selon moi, les modèles drive sont beaucoup prometteurs et correspondent beaucoup mieux à un besoin client qu’un modèle pure web, où les problèmes logistiques sont plus bloquants.

    Auchan drive a ceci d’intéressant pour le client qu’il garantit les même prix en drive qu’en magasin. Chronodrive étant (semi) indépendant ne peut le faire. Quid des autres ? (en bon lillois, je ne connais que les expériences mulliez).

    Concernant les mulliez, j’avais également lu il y a quelques temps que chrono et auchandrive avaient de (très) grosses ambitions de développement.

  13. Eric says:

    Bonjour messieurs

    En étant un ancien cadre d’un cybermarché je vais vous apporter quelques réponses à vos questions.

    La première c’est qu’un hyper moyen c’est plus 80 à 90 M€ et pas 200M€. Un cyber est donc un énième magasin …
    Ensuite il est vrai que le développement des cybermarchés c’est très fortement réduits ces dernières années. Ils ne suivent pas la croissance de e-commerce. A qui la faute : L’acte d’achat.

    En effet il est très simple, rapide et peu risqué d’acheter un CD ou un livre. Mais faire ses courses en ligne c’est autre chose. Le panier d’un cyber comprend 50 articles en moyenne (je crois que la moyenne ecommerce c’est 1,3, et cela monte à 3 pour le CBB). Il est d’un montant de 200€ (30 ou 40€ de mémoire pour le e commerce). Ils vous obligent à être à la maison pour la livraison et à faire rentrer un inconnu dans votre maison. Les prix sont plus élevé, entre 10% et 20% que ceux d’un hyper classique, ce qui pour de la vente sur internet est aussi unique. En général le e-commerce est moins cher que les magasins traditionels.

    Selon moi les raisons de la faible croissance sont là. A cela il faut ajouter le fait que la livraison est payante, ce que l’internaute peut avoir du mal à comprendre quand il a déjà laissé 200€ de marchandise. Il faut voir que le cybermarchand doit préparer une commande sur 4 températures différentes (ambiante pour l’épicerie, 12° pour les fruit et légume, 4° pour le frais, -24° pour le surgelé) et livrer une commande qui fait entre 120 et 150Kg. Structurellement le service de livraison de courses à domicile est plus onéreux que celui d’un magasin. La livraison est un service et il est bien connu que le Français à beaucoup de mal à reconnaitre le service et donc à le payer. Tesco.com l’équivalent anglais de nos cybermarchés, facture 10 Livres la livraison et il n’y a jamais de remise ou de gratuité sur cela …

    Comme je l’évoquais plus haut, les cybercourses sont un service. Les prix sont plus cher qu’en magasin, l’offre est moins large (de 8 000 à 50 000 articles dans les cyber pour 80 000 à 120 000 dans un hyper) et le temps pour réaliser ses courses n’est pas beaucoup moins long (une session de courses sur un cyber varie entre 30 et 45 min, il faut même 1h30 pour la première fois).

    Ensuite, nous sommes un peu tous les mêmes … nous attendons que le frigo soit vide pour se dire qu’il faut commander. Mais le délais de livraison lui est de 24h minimum, il est même plus couramment de 48h pour la plupart des cybermarchés. Alors autant on peu se passer d’une petite robe ou d’un livre pendant 48h mais votre bébé lui ne pourra pas faire le diète 24h. Cette pratique est donc réservé aux gens organisés, prévoyant et qui comprennent la valeur du service. C’est donc tout naturellement que les clients sont en grandes majorités des familles de 2, 3 enfants, avec des parents plutôt actif (mais pas toujours) qui cherchent à gagner du temps.

    Mais il y a une autre partie de la population à laquelle nous ne pensons jamais pour ce type de site … les handicapés moteur ou visuel. Faire ses courses en hyper avec un fauteuil roulant c’est simplement impossible, lire les informations nutrivites sur un paquet de gateau quand on est aveugle c’est aussi impossible. Alors pour toute cette population les cybermarchés sont une vraie solution.

    Selon moi voici beaucoup de raison qui font que les cybermarchés ne se développent pas aussi vite que le reste du e-commerce, et avec l’arrivé des Drive, je pense que cela ne va pas s’arranger. Je dirai que la livraison de courses à domicile c’est un peu comme le GPL, une très très bonne idée mais qui ne convient pas à tout le monde …

    Eric
    de http://www.cybercourses.fr

    1. Jean-Nicolas Reyt says:

      @Eric – Bonjour Eric, Merci beaucoup pour ce commentaire complet et pertinent. Si vous êtes d’accord, je réutiliserai vos arguments dans un prochain article, pour étoffer ma reflexion sur les cybercourses.
      A bientôt!
      Jean-Nicolas

  14. fred says:

    L’avantage de l’internet est désormais de vous permettre d’effectuer vos achats via des supermarchés en ligne appelés également cybermarchés.
    Le principe d’un supermarché en ligne est simple : Vous choisissez vos produits, confirmez votre commande et un livreur passe vous les livrer à l’heure prévue.
    Fini les longues queues dans les supermarchés, le temps de chargement dans votre voiture, puis de déchargement. Il ne vous reste que le rangement des sacs qui arrivent sur votre pas de porte.

    Effectuer ses courses en ligne offre un gain de temps considérable de deux à trois heures en moyenne.

    Vous éviterez :
    - Le temps de déplacement
    - Les bouchons
    - Le temps perdu ou l’énergie gaspillée pour trouver une place de parking mais aussi les conflits avec d’éventuels petits malins qui vous prennent votre place.
    - Pas besoin de faire la queue aux caisses
    - Pas de packs d’eau à porter jusqu’à chez soi etc

    Avant d’effectuer vos courses via un supermarché en ligne je conseille de parcourir d’abord le site comparatif http://www.supermarche-ligne.fr

    Ce site propose notamment de nombreuses promos de livraisons gratuites & réductions et également un outil pertinent, moteur de recherche de couverture des supermarchés en ligne – Vous saisissez votre code postal et http://www.supermarche-ligne.fr vous liste les cybermarchés couvrant votre ville.

  15. Sooo Busy : le service d’entraide communautaire « Julien Malhère says:

    [...] cet astucieux site Internet, Soo Busy. Ainsi il n’est pas surprenant de découvrir des chiffres assez jubilatoires quant au cyber [...]


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