Facebook prétend avoir 1.6 millions de membres résidant à Oslo. Le hic? La capitale Norvégienne ne compte que 600.000 personnes, 800.000 tout au plus en incluant la grande banlieue. Autre bourde: le réseau social assure avoir 850.000 Norvégiens de 20-29 ans dans ses fichiers alors que le dernier recensement n’en comptait que 613.000…
Les réseaux sociaux se livrent à une guerre des chiffres pour séduire les annonceurs, quitte à avancer des statistiques délirantes. Qu’en est-il des chiffres français? Facebook nous ment-il sur son nombre d’inscrits en France? Dans cet article, je vais vous prouver que Facebook gonfle artificiellement son taux de pénétration en Ile de France.
1- 92% des Franciliens seraient membre de Facebook
L’outil de création de publicités de Facebook permet d’évaluer la portée de chaque campagne par un ciblage géographique et démographique. Grâce à cet outil, on peut donc savoir combien Facebook compte de membres résidant dans une zone géographique précise et faisant partie d’une tranche d’âge déterminée.
Commençons par chercher le nombre de membres habitant à Paris et dans un rayon de 40 kilomètres, zone géographique correspondant approximativement à l’Ile de France. Cette requête nous donne un nombre de 10 744 920 membres. Quand on sait que l’Ile de France compte 11 598 000 habitants, il y a de quoi tomber de sa chaise: Facebook compterait parmi ses membres 92% des Franciliens.
2- 110% des Franciliens de 20-59 ans seraient membres de Facebook
Les chiffres sont encore plus éloquents lorsqu’on limite la recherche aux 20-59 ans, qui représentent 62.1% de la population en Ile de France. Facebook compterait parmi ses membres 7 829 640 adultes de 20-59 ans, soit 110% de la population de cette tranche d’age vivant en Ile de France.
Poussons le bouchons un peu plus loin. Médiamétrie estime le nombre d’internautes français à 60.4% de la population totale. A la lumière de ces chiffres, les statistiques donnent encore plus le tournis: Facebook aurait deux fois plus de membres en Ile de France âgés de 20à 59 ans qu’il n’y aurait d’internautes sur ces critères.
3- Les réseaux sociaux se livrent à une guerre des chiffres
Les internautes Franciliens de 20-59 ans auraient-ils chacun deux comptes Facebook? Le réseau social est il populaire au point de séduire la quasi-totalité des habitants d’Ile de France, enfants en bas-âge, personnes âgées et non-internautes compris?
L’explication est plus simple: les réseaux sociaux n’hésitent pas à mentir sur leurs chiffres. Dans un article précédent, je vous dévoilais les astuces de Facebook pour faire croire qu’il disposait de 550 000 applications et d’un réseau d’1 millions de développeurs alors que les chiffres réels sont moindres. Idem pour Twitter, qui gonfle ses chiffres pour faire croire qu’il est devenu le second moteur de recherche de la planète.
4- Les réseaux sociaux sont en recherche de business model
Facebook et Twitter suivent la même stratégie de monétisation que Google: le lien contextuel et le search marketing. Il faut dire que le marché est juteux: rien qu’en France, le search marketing représente un chiffre d’affaires total de 430 millions d’euros. Toutefois, Google en siphonne 91% et représente donc un concurrent difficile à détrôner.
En effet, les annonceurs sont convaincus par l’efficacité des publicités présentées aux internautes en situation de recherche de contenu, mais doutent encore de la pertinence de la publicité sociale. C’est pour cette raison que Twitter s’invente second moteur de recherche de la planète et que Facebook commence à intégrer les résultats du web dans ses résultats de recherche.
5- Les réseaux sociaux peinent à convaincre les annonceurs
Les annonceurs sont encore loin de croire aux réseaux sociaux. Quand le CPM (coût pour mille) moyen d’une publicité sur internet est de 2.43$, Facebook n’arrive à vendre ses publicités qu’en les bradant 4 fois moins cher à 0.56$. Le CPM moyen en France, encore plus bas, se situe à 0.12$ soit 20 fois moins que le prix moyen des publicités sur internet.
Dès lors, on comprend pourquoi Facebook n’hésite pas à mentir grossièrement sur son nombre de membres. Présenter des chiffres hallucinants de fréquentation peuvent contribuer à convaincre les annonceurs de dédier une partie de leur budget communication sur Facebook. Mais alors, Facebook a-t-il vraiment dépassé le cap des 500 millions de membres cette semaine?




71 commentaires
Si Facebook s’appuie sur ce que ses membres déclarent alors il y a un autre problème : le mensonge.
) peut très bien dire qu’il vit à Paris, et inversement.
Un membre vivant à Neugiac-les-oies (cherche pas ça n’existe pas
J’ai dans mes contacts des New-Yorkais, des Tokyoïtes (j’en fais parti, simplement pour ne pas tout dévoiler à Facebook), des Californiens (Los Angeles, San Francisco) qui vivent en Lorraine…
À partir de là, je ne peux que penser que ces cas ne sont pas isolés et donc que cette pratique est courante.
Non, Facebook ne s’appuie que sur la géolocalisation d’adresses IP, sans tenir compte de c que déclarent les utilisateurs dans leur profil.
Voir http://www.zdnet.fr/actualites/audience-les-chiffres-de-facebook-sont-ils-credibles-39754093.htm qui complète bien ce billet.
Salut
Juste une précision dans ton paragraphe où tu dis que médiamétrie estime que 60,4% des français sont internautes.
Tu généralises ce taux à l’île de france, sauf que le taux que donne médiamétrie compte également des habitants de zones rurales, etc …
Je pense donc que le taux d’internautes en ile de france est bien supérieur à 60 %.
Néanmoins cette précision ne contredit pas ton propos général qui est que Facebook gonfle artificiellement ses chiffres en ce qui concerne le nombre de ses membres.
Après comme dit Kenshin, beaucoup de monde doit donner de fausses infos, ce qui donne nécessairement de faux chiffres, mais cela ne veut pas dire que Facebook n’y met pas du sien
Bonne journée
Tout à fait d’accord avec toi. Je n’ai pas trouvé les chiffres pour l’Ile de France. L’objectif de ce calcul est de donner un ordre d’idée.
Si les informations données par les utilisateurs de Facebook sont fausses (et elles le sont en parties et le seront de plus en plus car cela reste un des meilleurs moyen de protéger sa vie privée), alors cela donne encore plus de crédit à cet article. Un annonceur qui souhaitent afficher sa pub pour les utilisateurs de Paris, payera sans doute aussi de l’affichage pour des personnes habitant Neugiac-les-oies (charmant petit village virtuel..), la publicité vendue par Facebook étant localisé et basé aussi sur le contenu entré par les membres du réseau.
500 millions de quoi exactement ? S’agit-il de comptes ou d’utilisateurs de Facebook ? Quand on voit le nombre de comptes dupliqués il y a de quoi se poser des questions… J’ai publié un article sur mon blog qui traite du sujet : http://yagraphic.tumblr.com/post/828408397/500-millions-membres-facebook
@Ya-graphic tout à fait d’accord. Je pense que Facebook compte les comptes et non pas les utilisateurs (mais le pourrait-il ?) Moi-même j’ai plusieurs comptes en rapport avec mes différentes activités sur le Web.
Membre ne veut pas dire utilisateur… tout comme nous avons plusieurs adresses mail, nombreux sont ceux qui se sont créé plusieurs identités sur fb, ne serait-ce que pour éviter de trop mélanger les genres entre strates « d’amis » ! Dire que fb ment me semble alors un peu exagéré… fb donne simplement le nombre de « membres » et pas d’individus utilisateurs. Sachant que fb lui-même est incapable (à mon sens) d’ailleurs de comptabiliser ces derniers car il faut donner une adresse mail différente pour chaque identité.
Il faut donc peut-être relativiser un peu ces « vérités » de mensonges…
Je ne suis pas d’accord avec toi. Facebook ne parle pas de nombre de comptes mais parle explicitement d’une portée en nombre de personnes. Dans l’exemple pris dans cet article, Facebook déclare que la portée d’une publicité sera de « 10 744 920 personnes qui habitent dans le pays suivant : France qui habitent dans un rayon de 40 kilomètres de Paris ».
Sur FB dans leurs FAQ: As you select each targeting criterion, we will display the approximate number of users that your targeting encompasses.
Approximate est le bon mot je pense
Baptiste, soyons réalistes. Penses-tu franchement que Facebook est incapable de compter dans sa base le nombre de membres habitant à Paris? Comment expliquer que la boite a deux fois plus de membres à Oslo qu’il n’y a d’habitants? C’est comme nous dire que le réseau de développeurs compte 1 million de personnes. Le but c’est de faire baver tout le monde avec des chiffres vertigineux, c’est tout.
Faut faire attention avec les adresses IP, je te donne l’exemple de la neuf box que j’ai chez moi, j’ai une adresse IP en allemagne donc pas simple…
Il est intéressant de noter que Google fonctionne uniquement sur IP alors qu’il pourrait demander à tous les comptes Gmail de spécifier leur ville, apres je ne connais le nombre de compte gmail.
Il ne faut pas oublier que Facebook a été lancé en 2004 et qu’elle a vraiment commencé à se dvp à l’international fin 2007
Oui mais les adresses IP permettent aussi de savoir si un membre a plusieurs compte…en tous cas, cela permet de l’évaluer… mais ce n’est pas dans l’intérêt de FB… pour l’instant
Il faudrait aussi voir sur quelles statistiques ils se basent.
Certaines stats basées sur les IP géolocalisent les visiteurs … là où est leur DSLAM. Ce qui fausserait très certainement les données.
J’ai par exemple parfois été considéré comme parisien voire Caennais par certains services de stats alors qu’à l’époque j’habitais une petite ville à 100km de Caen et 220 de Paris !
Entre comptes dupliqués et comptes bidons (plus dur a sortir des stats voir quasi impossible) faire un calcul du nombre de membres est assez aléatoire
@Ya-graphic et @taillandier
Facebook parle des comptes où il y a eu au moins une connection au cours des 30 derniers jours
Source: http://www.facebook.com/press/info.php?factsheet
Ils ne se basent pas sur l’IP, il se base sur le déclaratif des membres. A mon sens il y aucun mensonge et ce n’est vraiment pas dans leur intérêt. On parle quand même de 500 millions de CA en 2009 et il serait rentable cette année
Ce n’est pas dans leur intérêt de gonfler les chiffres? Ils l’ont déjà fait et ils ne sont pas les seuls, je donne des exemples dans cet article. Si vous avez les comptes sociaux de Facebook, j’en suis preneur! Je les cherche depuis longtemps et je les décortiquerais bien.
@baptiste aucun mensonge sans doute, mais des chiffres qui veulent pas dire grand chose
@laurent: c’est spécifié dans les Cgv que ce sont les internautes qui déclarent leur situation géographique, centre d’intérêt…
Si tu as remarqué Fb ne donne en officiel que le nombre total de membres, tous les autres chiffres sont donnés par des sites comme inside facebook qui utilise simplement l’outil advertising pour faire leur stats…Et c’est la même chose pour tous les annonceurs et agences, nous avons tous les mêmes chiffres.
Un point qu’on vraiment peut reprocher c’est la très mauvaise qualité des statistiques sur les fan page, presque 4 jours de retard….
Ca, je suis d’accord…
Je viens de m’apercevoir de ça : je n’ai jamais spécifié ma ville actuelle, et je ne dois pas être le seul.
C’est comptabilisé ?
Ne t’inquiètes pas, je suis sûr que Facebook te comptabilise plusieurs fois dans plein d’autres villes. Contrairement à ce qui est dit dans les commentaires, un représentant de Facebook avait dit dans un autre article (cité en début de post) que les statistiques étaient faites par IP.
Il est évident que les stats générales de FB sont inadaptées : les stats des pages sont fournies en 4 jours et les stats de Facebook Ads reposent sur du déclaratif (c’est un parti pris) non dédupliqué (ce qui est impossible à faire d’ailleurs).
De la à dire que Facebook ment…
Les chiffres de Facebook seront toujours sujets à interprétation. Facebook indique qu’un compte ne peut être que celui d’une personne réelle mais dans la réalité il en est tout autrement. En plus de mon profil personnel, j’ai un profil pour mon site, mais aussi des profils faits pour des opérations virales. Dans mes amis j’ai des faux comptes, des journaux, des entreprises, des mascottes… Je me demande par exemple combien Facebook peut compter de profils purement publicitaires.
Facebook comme tous compte tous les comptes et les considère comme des personnes car ce sont ses CGV. Comment comptent-ils les « désactivés ». On voit avec leur nombre de connectés dans les 30 derniers jours qu’ils comptes 400 millions de personnes actives. La baisse est déjà importante !
Pour l’instant ils sont dans la course à la taille. Je ne sais pas s’ils feront un jour ce que l’on fait sur nombre de forums : supprimer les utilisateurs inactifs depuis trop longtemps.
Facebook, s’inscrire sur un site de pub, rien à dire , ils sont fort.
Sinon, bon article, les critiques sont amusantes. En effet FaceBook ment, mais le pire c’est que les utilisateurs de FaceBook lui trouve toutes les excuses.
Désolé, mais je trouve ca lamentable …. !GnuSocial est l’avenir
Tout à fait d’accord avec vous!
Jean-Nicolas,
Question annexe : Les utilisateurs de facebook ont-ils connaissance de l’utilisation par les services des RG de toutes les données fournies sur facebook ?
Je trouve ce titre racoleur et l’analyse très peu (et mal) argumentée.
Evidemment qu’il y a plus de parisiens sur Facebook qu’il n’y a de parisien tout court !
J’ai des amis qui déclarent vivre à New-York sur Facebook, alors que c’est juste une ville qu’ils aiment fréquenter. Il en est de même pour beaucoup d’endroits.
Prenons le cas d’Oslo, lorsqu’on vient de la région d’Oslo, il est plus flatteur socialement de dire : je suis d’Oslo sur Facebook que d’indiquer le nom d’un obscur village que personne ne connait.
Ce n’est absolument pas un argument recevable pour remettre en question les chiffres qui circulent sur Facebook aujourd’hui.
Les réseaux sociaux ne sont pas un environnement rationnel de mathématicien. Un peu d’empathie et de curiosité pour la nature humaine permet beaucoup mieux d’en comprendre les tenants et aboutissants.
Entièrement d’accord avec ça. Prenons un exemple. Je check FB le plus souvent dans les transports, je n’ai pas renseigné ma ville dans mon profil. Où donc me répertorie FB ?
Je plussoie également sur la question des « membres ». Pour avoir travaillé en agence de communication, TOUTES les entreprises demandent à posséder un compte FB, et demandent également à avoir un compte créé spécialement pour chaque opération virale…
Je suis d’accord avec vous. Comptes multiples, localisation géographique non renseignée, Facebook est probablement dans l’incapacité de fournir des chiffres précis. Et pourtant, Facebook ne chiffre pas la portée d’une campagne en nombre de comptes, mais en nombre de personnes, d’un certain age sur une zone géographique précise. C’est là qu’il y a tromperie et c’est ce que je dénonce dans mon article. Bonne soirée!
@Branislav : vous avez donné l’explication la plus probable du phénomène.
Les chiffres sur l’outil de création de publicité ne sont en aucun cas trafiqués, ce sont les mêmes que l’on a en interne.
Un employé de Facebook.
Bonjour Reno et merci pour ce commentaire. Un représentant de votre société apporte une explication inverse à la votre dans l’article cité en tout début de post. Difficile d’être plus clair: « Facebook’s press spokesperson Jan Fredriksson tells Dagens Næringsliv that Facebook is using IP addresses to identify where the users come from. » Dès lors, qui croire? Bonne soirée.
Comme disait mon grand-père :
« Il y a 3 sortes de mensonges : Les petits, les grands et les statistiques… » CQFD
Tout à fait d’accord avec ça!
je vais retenir cette citation
Salut,
Si c’est vraiment des mensonges, ça peut nuire à leur réputation !
Mais ça m’étonne quand même, pourquoi Facebook prendrait
le risque de mentir comme cela. Ils doivent bien savoir que
leurs chiffres peut-être vérifiable, comme tu dit Julien avec
l’outil de création de publicité Facebook !
En tout cas, merci Julien de nous avoir fait partagé cet article
J’ai un ami qui a 5 comptes facebook juste pour narguée sa copine, le comble c’est la même adresse IP, vous croyez qu’il est comptabilisé comme une seule personne sur les 5 comptes ? je n’y crois pas, mais plutôt comme 5 personnes si c’est pas plus!
Beaucoup de gens ont plusieurs comptes, ça doit pas mal fausser les stats.
C’est pas beau de mentir !
Messieurs soyons réaliste,
facebook ne m’en pas sur son nombre d’utilisateurs, ils savent très bien que leurs infos sont trés facilement vérifiable….
Ils exagèrent, jouent sur les mois, de part les comptes dupliqués etc…
Mais bon c’est de bonne guerre après tout.
Si tu étais le patron de Facebook ou d’un réseau social, aurais tu investi des sommes extrêmement importantes pour arriver à trouver une méthode de statistiques plus fiable que le nombre d’inscrits sur ton site, tout ça pour gagner moins !
je ne crois pas, à moins que tu sois vraiment vraiment honnête … ou fou !
le statisticien est la seule personne qui peut se noyer dans un cours d’eau de 50 cm de profondeur (en moyenne) !
Le croire lui alors : je ne connais pas le détail du calcul, et je m’exprime à titre personnel.
Tout ce que je peux affirmer, c’est que Facebook n’a pas besoin de maquiller ses chiffres, et qu’encore une fois ceux qu’on a pour la France dans nos outils internes correspondent à ce que dit l’outil de création de pub.
Facebook ne cessera jamais de me surprendre… C’est quand qu’ils prévoient de revendre des informations privées à des tiers ? Ah non en fait, c’est déjà fait…
Quelques soit les effets de bord des déclarations de localisation des utilisateurs, cette recherche très pertinente pose la question de la véracité des statistiques d’auto-promotion. En audience TV, il ne peut y avoir qu’un arbitre, Mediamétrie, mais sur internet ?
On y arrivera sans doute un jour… lorsque les annonceurs auront compris, ils demanderont des garanties et les sites devront passer par un organisme de statistique certifié
@RBS C’est mignon d’être aussi naïf
Je ne pense pas vraiment que c’est un mensonge franc, mais une manipulation de l’information. Tout est une question de perception… De toute façon, presque toutes les compagnies jouent avec les chiffres et leurs donnent toutes sortes de significations et de valeurs.
Je ne pense pas qu’ils mentent, en tout cas pas plus que mediametrie que tu prends en référence. (c’est d’ailleurs assez comique quand on voit les écarts de trafic vu par Mediametrie et un outil site centric. Je rappelle que Mediametrie fonctionne par panel déclaratif et comportemental).
En matière de stats il n’y a pas de solutions miracles. Dans mon bureau (environ 800 personnes) il doit bien y avoir 500 personnes qui se connectent tous les jours avec le même numéro IP de notre centre technologique situé…. En Allemagne. Combien ont ils déclaré leur vrai ville ?
Maintenant faisons un petit test : dans votre entourage combien de gens sont sur FB ? Combien d’amis ont ils et surtout combien de gens qu’ils côtoient ont un compte FB ? Il y a des réfractaires, j’en connais beaucoup… Mais il y a vraiment beaucoup, beaucoup de gens que nous croisons tous les jours qui ont un compte FB. Alors le chiffre de 15m de membres et surtout de 10m qui viennent tous les jours ne me surprend pas. Ce n’est peut être pas le chiffre exact mais on ne doit pas être loin de la réalité.
Une explication technique concernant les chiffres surévalués pour la Norvège (Ce problème est très fréquent).
Pour le ciblage publicitaire, tout le monde utilise la localisation par adresse IP qui est plus fiable que la localisation déclarative.
Mais certains browsers mobiles utilisent des proxys par lesquels passent une bonne partie du trafic Internet mobile, localisés dans différents pays (Norvège pour Opera mini, Canada pour Blackberry, …).
On peut déterminer le pays d’un utilisateur d’Internet mobile de façon fiable à partir de son adresse IP (>95%), il suffit lorsque le trafic vient d’un proxy d’utiliser l’adresse IP « X_FORWARDED_FOR » dans HTTP Headers au lieu de l’adresse IP « REMOTE_ADDR ». Etonnant quand même que Facebook ne sache pas ça !
Salut. J’ai 4 comptes facebook.
La plupart de mes amis on plusieurs comptes.
Pourquoi? Réseau pro, réseau d’entreprise, réseau d’amis etc etc…
Difficile pour facebook de savoir quels sont les « vrais » comptes des comptes « bis ».
a+
Salut,
J’ai une question qui concerne un nombre marginal d’utilisateur pour l’instant mais qui augmente régulièrement. Comment FB traite les comptes des personnes décédées ? Une compte non utilisé est-il supprimé au bout d’un certain temps ?
Merci de vos réponses.
Je te donne le lien vers ta réponse
http://www.rue89.com/et-pourtant/2009/01/21/quest-ce-qui-arrive-aux-comptes-facebook-apres-la-mort
l’usage du mensonge dans certains secteurs ou métiers n’est pas une nouveauté mais une discipline olympique. Bleufler est aussi une technique de poker pour attirer plus de gains. Le problème avec le web c’est que l’information devient presque indélébile. Elle est vite analysée par des centaines de lecteurs qui la vérifie et la corrige (c’est l’effet de l’intelligence collective numérisée) . Son degré de véracité, conjugué avec le comportement sur le web de son auteur devient une des variables de la réputation professionnelle. Mentir sur le web est un vraie erreur qui laissera des traces très longtemps. L’intelligence du consomm »acteur » sera faire la différence au moment du choix « durable ». Alors soyons authentique et vrai.
Bien vue, cette transcription de l’article traitant de la Capitale d’Oslo à la situation française. Cela réconforte d’autant plus l’étude initiale.
Maintenant, certains considèrent ces chiffres comme normaux, puisqu’on ne peut baser géographiquement les utilisateurs que selon leur adresse IP, très imprécise. J’utilise à titre professionnel la BDD de MaxMind qui affirme une précision de l’ordre de 68 % de sa base de données au niveau d’une ville.
Mais pour connaître plus intimement les chiffres, Facebook, compte tenu de sa taille réelle ou supposée, pourrait contacter les principaux FAI français (on ne peut pas dire qu’il y en ait beaucoup tout de même !) pour leur demander une répartition géographique de leurs adresse IP. Ils auraient alors un bien meilleur ciblage, en tous les cas, un ciblage plus réaliste, même s’il resterait imparfait, notamment pour ce qui est des gens qui se connectent depuis leur domicile, leur bureau, mais aussi depuis leur lieu de villégiature… quel emplacement choisir ?
A défaut de collaboration de la part des FAI, les opérateurs télécoms et les applications Facebook dont ils font la promotion sur leurs publicités permettraient à Facebook de collecter des adresses IP directement fournies par les GPS des Smartphones ou par les opérateurs télécoms qui eux aussi peuvent localiser d’où vient le signal (après tout, ils savent bien où se trouve le relai auquel se connecte un abonné, non ?) Et je ne parle même pas des bornes Wi-Fi façon Google Street…
Encore plus simple : via une enquête ou un sondage, demander à ses utilisateurs où ils habitent. On peut même user de solutions indépendantes, comme le font les très gros sites, pour avoir des chiffres tiers basés notamment sur des panels d’utilisateurs se voulant représentatifs de la population.
Bref, ce ne sont pas les solutions techniques ou commerciales qui manquent à Facebook pour améliorer la pertinence des chiffres qu’ils présentent à leurs annonceurs. Mais peut-être préfèrent-ils mentir pour artificiellement améliorer leurs chiffres ? Mais ça, on appelle ça de la publicité trompeuse, voire mensongère. Non, tout de même, ils n’oseraient pas ?…
Des listes d’adresse IP sont déjà disponibles sur le marché et permettent de géolocaliser des utilisateurs
Pour être client de MaxMind et plus particulièrement son service GeoIP, je me suis quelque peu renseigné sur la pertinence de leur base de données, ainsi que les sources dont elle provient.
Il s’avère que, selon les pays et les périodes, la pertinence de la géolocalisation des adresses IP varie. Pour ce service en particulier, je t’invite à consulter la page http://www.maxmind.com/app/city_accuracy
Pour ce qui est de la provenance de ces adresses, cela peut paraître bête, mais… elle provient (notamment) des réseaux sociaux où les gens s’identifient eux-mêmes d’un point de vue géographique. C’est que les sites de rencontres (amoureuses), par exemple, demandent aux utilisateurs d’indiquer leur emplacement géographique pour leur proposer des profils vivant à proximité.
Bref, un service web (dont facebook) ne peut en aucun cas se baser sur un service de géo-localisation d’adresses IP (dont GeoIP de MaxMind) qui lui même se base sur le service web pour les localiser ! C’est le serpent qui se mord la queue !
Mais cela ne change rien au problème évoqué ici : facebook vend aux annonceurs des bases d’utilisateurs géo-localisés sans que cette géo-localisation ne soit une réalité et sans en avertir clairement les annonceurs.
Ayant été moi-même annonceur sur facebook, je trouve cela douteux, d’autant que la disproportion paraît particulièrement importante et dépasse le cadre du raisonnable, du moins en comparaison à d’autres services. Car si en tant que professionnel du web, je connais les limites de la géo-localisation (qu’elle repose sur les déclarations des utilisateurs ou en lien avec l’adresse IP), cette différence me paraît ici fort excessive.
merci pour ces précisions
Mensonge, mensonge… je pense que le mot est un peu fort.
En faite je pense que sur le web, l’ensemble des chiffres qui sont indiqués sont faux tout simplement parce qu’il n’est pas possible d’en avoir de véritablement exactes comme pour le reste des médias.
D’ailleurs c’est étonnant qu’on en fasse grand cas. Personne ne songe à contredire les stats qui indiquent que 2,34M de personnes dont 1,534 K de femmes avec un chien et deux enfants + un poisson rouge et un revenu annuel de 23 K ont regardé la télé hier soir. Alors que je pense que les chiffres sont largement aussi tirés par les cheveux que les habitants de Oslo sur FB.
La réalité du web est qu’aucune stats n’est vraiment fiable. Le Site Centric a ses lacunes. L’analyse de l’origine des internautes est soumise à de nombreuses contraintes qui perturbent le calcul stats. Les 500 collaborateurs de ma boite se baladent sur le web avec une même IP, rattachée à un data center à l’étranger, ce n’est qu’un exemple des problèmes pour mesure avec exactitude les données d’usage du web. Les FAI ne pourront rien faire pour améliorer ces calculs d’autant plus que les solutions doivent respecter la vie privée. Aprés tout si vous indiquez vivre à Tokyo vous avez peut-être vos raisons et vous ne souhaitez peut-être pas que tout le monde sache où vous vivez réellement.
Voilà pour le déclaratif il reste le sondage… avec l’authenticité qu’on lui connait. D’ailleurs vous croyez vraiment aux sondages? Ceux que ca arrange oui, les autres non.
Bref, les stats ne sont pas exacte et cela arrange un peu tout le monde. Les usagers car cela les protèges, les propriétaires de sites car ce floue les arrangent. Pour finir tout le monde se rattache aux mêmes sources parmi lesquels Mediamétrie, qui pourtant est aussi « menteur » que peut l’être FB. (sur evaluation de +45% du trafic réel de certains sites…)
Chacun essai d’y croire, s’auto convainc que c’est la vérité et si les chiffres sont honorables les propriétaires de sites sont particulièrement heureux de les publier.
En agence on fait des recos sur des données fausses, les clients les achètent… on conclue les opés avec ces mêmes chiffres… La terre tourne et tous le monde s’en sort parce que ces chiffres ne sont pas non plus « complètement » faux. On est même généralement pas si loin de la vérité.
En ce qui concerne FB, ce que je reproche à votre article c’est sa finalité.
FB ment ? Cela signifie donc qu’il est moins populaire qu’on le dit ? Franchement vous y croyez vraiment ? Il suffit de faire un petit sondage autour de soit pour s’apercevoir de l’ampleur du phénomène : 10millions d’utilisateurs actifs en France (une connexion par jour) cela donne environ 16% de la pop française (62M). Regardez autour de vous qui a un compte… on est pas loin de ce chiffre là. (Et je ne suis même pas dans la tranche d’âge la plus touchée).
Enfin, pour répondre à la question sur le RG. FB est un peu comme un bar, le coin café au bureau. Vous y dites ce que vous souhaitez, vous montrez ce qui vous chante… mais vous devez assumer tout ce que vous dites et tout ce que vous montez car ce ne sont pas des lieux où déballer sa vie privée.
Quand on accepte n’importe qui comme ami et qu’on laisse son compte ouvert aux quatre vents… il faut bien évidemment songer que tout ce qu’on dit sera vu par tout le monde. C’est juste une question de bon sens.
@petit nuage
Mediametrie corrobore plus ou moins les chiffres de FB. Adplanner aussi.
Regardez aussi les recherches sur Google insight et Google adwords (mesure des mots clés). Les tendances sont les mêmes.
Les gens sont-ils conscients que tout ce qu’ils écrivent sur facebook est récupéré par les sevices de Renseignements Généraux ?
facebook sert au Fisc, au services de Police, etc …
Oui comme votre banque, votre assureur… mais avez vous vraiment quelques chose à vous reprocher ?
Moi, j’ai plein de choses à me reprocher, tout comme tout un chacun, d’ailleurs. Il suffit de passer du temps pour étudier quelqu’un en détail et on finira toujours par trouver quelque chose. D’ailleurs, c’est simple : n’ayant pas étudié le droit, j’ignore (pour ainsi dire) tout du code pénal. Par conséquent, comment pourrais-je vivre depuis des décennies (bon, certes, la prescription existe) sans avoir enfreint la moindre loi ? Cela est particulièrement improbable.
D’ailleurs, il ne suffit pas d’avoir étudié le droit pour vivre dans le respect des lois. Cela va même plus loin : si l’interprétation de la loi était évidente, le juge n’aurait aucune raison d’être. Comme quoi, même lorsqu’un policier, pourtant un professionnel du droit, constate une infraction, et donc formule un reproche au justiciable, ce reproche est sujet à discussion.
Par ailleurs, il y a tout un tas de comportements parfaitement légaux (du moins en France) qui peuvent être reprochés à tout un chacun. Lesquels ? Les orientations politiques, religieuses, sexuelles sont les trois qui me viennent à l’esprit. Sur ces trois sujets, j’aurais préféré que ni mon banquier, ni mon assureur, et encore moins les services de l’Etat (quel qu’il soit) ne les connaissent. Est-ce que j’ai des choses à me faire reprocher sur ces points ? Non, rien. En revanche, je me suis fait déjà fait reprocher des choses sur ces bases.
Mensonges … Comme vous y allez !
Je suis toujours étonné de voir comment quelques chiffres posés font subitement croire à certains que les données média relèveraient d’une science dure. Nous sommes pourtant ici dans un domaine qui, très heureusement, ne pourra jamais en faire partie. Je sais que cela va chagriner quelques uns, mais le comportement humain n’est pas si complètement prévisible à l’inverse d’une réaction chimique ou d’une table de multiplication.
Tous les médias, quels qu’ils soient, aujourd’hui comme hier, donnent des chiffres. Ces derniers sont toujours (au moins la très grande majorité et surtout dans les grands médias) issus de travaux réalisés par des personnes compétentes et honnêtes, bien loin de l’image manipulatrice et perverse que vous défendez dans ce post.
Mais il se trouve que la mesure d’un média est quelque chose de très complexe. Et que par la suite, il faut encore interpréter correctement les données.
Dans la presse par exemple, on s’est rendu compte que la diffusion (nbre d’exemplaires vendus) ne représentait pas bien l’influence d’un support. On a alors naturellement cherché combien de personnes pouvaient lire un journal et non pas seulement l’acheter. Cela nous a donné l’audience (nombre de lecteurs) et donc le taux de circulation (rapport entre les deux). Une fois ces choses définies, on s’est dit qu’enfin, on tenait la vérité. Mais non. On s’est aperçu qu’il y avait des biais, dans l’administration des questionnaires, dans la formulation des questions, dans la définition d’un exemplaire vendu, dans la fiabilité de la mémoire du questionné…. On s’est surtout aperçu que plus on traitait ces problèmes, plus on en découvrait de nouveaux. En bref, nous sommes condamnés à être incertains sur ces données.
La presse était un problème simple : un journal a une réalité physique. Quand sont arrivées radio et télévision, les mêmes questions sont revenues. Un poste de radio, combien d’auditeurs ? Un poste de télévision, combien de téléspectateurs ? Comment peut on compter celui qui écoute la radio de son voisin au camping, ou celui qui profite des pubs pour satisfaire un besoin naturel ? ou celui qui regardait le match de foot (ou le film X de Canal en version cryptée) sur le trottoir devant la vitrine du marchand de télé ? On a beaucoup parlé et débattu, on a imaginé des correctifs, des études complémentaires, des salons télé truffés de caméras, des centrales à inertie attachées au poignet…, mais de la même manière qu’un mirage, la vérité s’est une nouvelle fois éloignée à mesure qu’on semblait s’en approcher.
Et puis est arrivé Internet. Là, on s’est dit que c’était la fin des problèmes. La trace numérique était mesurable, dans son intégralité. On allait tout savoir sur tout, sans erreur. Et puis non. C’est même pire. On utilise peu ou prou les mêmes principes d’échantillonnage mais la population observée n’est pas la même. Elle n’est plus physique avec la relative stabilité qui va avec (on ne change pas si facilement d’âge, de continent, de sexe ou de couleur de cheveux), mais virtuelle. On est face à une population qui n’a pas de structure fixe, changeant ses comportement à chaque instant. Que veut dire un échantillon dans cet univers ? En quoi peut il être représentatif , et de quoi ? Il n’y a qu’à regarder les simples statistiques d’audience d’un même site au travers des instruments d’intervenants comme Compete, Alexa ou Google pour s’apercevoir que non seulement les données d’audience ne sont pas les mêmes, mais que les tendances aussi peuvent parfois être inverses. En matière d’audience fine, seul le site metric est pertinent. Les autres données servent uniquement à faire de jolies courbes et parfois montrer grossièrement les grandes tendances.
Malgré toute sa sophistication, la statistique, à l’instar de la comptabilité, n’est qu’une tentative de représentation de la réalité. Elle n’est jamais la réalité, juste une image interprétée plus ou moins floue. Cela tout le monde doit le savoir, les spécialistes en premier lieu. Ce n’est un mensonge que pour les ignorants.
Quel rapport avec le nombre de comptes Facebook ? Simplement le fait que personne ne sait ni ne peut savoir combien de personnes physiques se cachent derrière le nombre de comptes, qui, lui, est connu, tout au moins par Facebook. Au surplus, les publicitaires se fichent de ce nombre comme de leur première chemise puisqu’ils ont une autre mesure qu’ils contrôlent bien mieux, celle des effets constatés par rapport aux effets attendus (le nombre de clics, les coupons, et toutes les mesures constatables qui se rattachent à ce qu’il est convenu d’appeler ROI…). C’est elle qui leur permet de justifier la qualité de leur prestation auprès de leurs clients et aucune autre.
Mais les prix, direz vous, le bradage de Facebook par rapport aux prix moyens de la pub ? Le prix de l’espace n’est pas coté à Chicago ou à Londres. Il est simplement le résultat d’une offre et d’une demande. Et les acheteurs d’espace n’ont pas les yeux rivés sur leurs écrans comme les traders. L’espace a un certain prix comme le refroidissement du canon prend un certain temps. Depuis des années, les tarifs sont devenus indicatifs car négociables, en fonction de l’intérêt du media et de l’annonceur. Les acheteurs média, comme les annonceurs, ne sont pas des perdreaux de l’année et savent gérer toutes les incertitudes évoquées plus haut dans l’intérêt des médias et des annonceurs. Cela ne risque pas de changer.
Alors très sincèrement, que Facebook ait 500 millions de comptes ou 450 ou 550, cela ne change rien à l’ampleur du phénomène. C’est bien ce phénomène que les publicitaires ont envie d’acheter pour leurs annonceurs, parce que c’est un phénomène et que ça marche.
Se baser sur les chiffres de Médiamétrie, qui est de loin l’organisme le plus douteux du Web français pour corroborer ou non des chiffres, c’est un peu pousser loin.
Médiamétrie est complétement à la ramasse techniquement, du coup leur chiffres ne sont souvent que des projections marketing …
Bonjour. Je n’ai utilisé les chiffres de Médiamétrie que pour estimer la part de la population française connectée à Internet. Il se trouve que sur ce chiffre là, Médiamétrie situe la France dans une tranche semblable aux autres instituts, c’est à dire autour de 60%. Bonne journée!
Je pense que ce que beaucoup de personnes n’ont pas compris, c’est que Jean-Nicolas met (entre autres choses) en avant le fait que Facebook marque sur la page de création de pubs : « portée approximative : xxx personnes », personnes et non comptes.
Alors il y a bien le mot « approximative », mais le fait de parler de personnes peut être trompeur (dans la mesure où les chiffres correspondent à un nombre de compte).
Peut-être qu’un lien sur cette page pour expliquer le calcul serait le bienvenu (au lieu d’avoir à chercher 1h dans une FAQ obscure).
Par contre je n’ai pas regardé quel était le texte de cette boite en VO…
Pour moi l’explication est assez simple et il n’y a pas de mensonge de Facebook. Il y a en revanche un problème d’énoncé. Il ne faut pas parler de nombre de membres mais de nombre de comptes. J’ai par exemple (et je ne suis pas seul dans ce cas), 4 comptes Facebook différents.
Il faut aussi tenir compte des comptes entreprises. En ile de France, pour reprendre l’exemple de l’article, il y a certainement plusieurs miliers d’entreprises, commerçants, artisans… qui ont un compte. Certaines entreprises ont également plusieurs comptes: 1 corporate et ensuite 1 compte par produit ou marque ou domaine d’activité.
Mais enfin, parler de « personnes » au lieu de « comptes » c’est tromper les annonceurs, qui sont des professionnels parfaitement capables de faire la différence !
Au mieux Facebook est très léger dans son activité de vente de pub en disant n’importe quoi à ses clients, au pire Facebook ment délibérément à leurs clients.
Une clarification de la part de Facebook s’impose !
Il y a des gens qui ont 2 comptes sur facebook. Il faut tenir compte!
Bien sûr, mais Facebook vend à ses annonceurs des « personnes » et pas des « comptes ». En ce sens Facebook trompe ses annonceurs… ce qui en France pourrait les mener au tribunal.
10 trackbacks
[...] que le géant Américain fête ses 500 millions de membres, une étude de Jean-Nicolas Reyt remet en question le chiffre annoncé par Facebook… [...]
[...] [Lire la suite sur le site de l'auteur...] [...]
[...] cette réflexion, Jean-Nicolas Reyt du blogue Reyt.net a écrit un très bon article sur le sujet: http://reyt.net/blog/reseaux-sociaux/facebook-le-grand-mensonge-du-nombre-de-membres-en-france/ Facebook prétend avoir 1.6 millions de membres résidant à Oslo. Le hic? La capitale Norvégienne [...]
[...] Nous vous en parlions il y a quelques jours, Facebook a désormais dépassé les 500 millions de membres. (bien que certains soient sceptiques sur les statistiques annoncées par Facebook comme Jean-Nicolas Reyt dans son article “Facebook : le grand mensonge du nombre de membres en France“) [...]
[...] 22 juillet 2010 : http://reyt.net [...]
[...] aurait menti sur ses chiffres [...]
[...] savoir plus -> Facebook: Le grand mensonge du nombre de membres en France | Jean … Blogs, Réseaux Sociaux Voir [...]
[...] Facebook: Le grand mensonge du nombre de membres en France [...]
[...] David Kirkpatrick est reporter à “Fortune”, il donne donc une importance considérable à l’histoire capitalistique de FB. Son récit se répète dans une succession d’épisodes où Zuckenberg refuse de vendre sa création dont l’évaluation ne cesse de monter (ses employés vendent actuellement des actions en fonction d’une valorisation globale de l’entreprise à 15 milliards de dollars). Viacom, The Washington Post, Microsoft, MySpace, Google, etc.: la liste des prétendants est interminable et la ténacité de Zuckenberg ne l’est pas moins. Il a aujourd’hui verrouillé sa position de patron avec un dispositif juridique qui lui garantit un pouvoir de contrôle bien au-delà des 24% du capital dont il est propriétaire. Sauf accident financier ou crise personnelle (semblable à celle d’un rocker trop tôt touché par le succès), il pilotera durablement une entreprise dont les chiffres d’audience et de trafic sont si élevés qu’ils en génèrent, de bonne foi, l’incrédulité. [...]
[...] Jean-Nicolas Reyt revenait sur ces chiffres en Juillet et analysait aussi le cas de la Norvège. Je vous invite vivement à consulter son article. [...]